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J’ai toujours vécu la cuisine comme une expérience sociale: on cuisine pour les autres, pour les siens et pour soi, et on s’enrichit mutuellement des moments de vie ainsi créés. Et ce qui est vrai chez soi l’est encore davantage lorsque l’on traverse le monde, avec dans ses bagages son héritage culinaire. Et de ce point de vue, avec ce sang Lao, ce sang vietnamien, cette éducation en France, j’étais plutôt bien pourvu pour cette expérience. J’aime manger, découvrir et partager d’autres goûts, et l’objet de ce blog est de poursuivre ce partage.  

lundi 28 septembre 2009

Salade de poulet à la thai

Yam Kai


Salade de poulet à la Thaï

Mise à jour (29.09.09): Je pensais que GDF-Suez m'avait coupé le gaz pour une facture oubliée, alors qu'en réalité c'est le plombier qui l'avait coupé pour (enfin) déboucher ce foutu évier. Du coup, Week-end sans gaz, nous nous sommes invités (littéralement) chez Denis et Imee qui, ça tombait bien concoctaient ce soir là un magnifique dîner Thaï. Du coup, j'ai débarqué chez eux avec un plat qui ne nécessitait pas de cuisson, ce qui m'a permis de prendre des photos de cette recette déjà publiée précédemment.
Avec la proximité du départ en vacances, j'avais décidé ce soir d'accommoder les restes du frigo. Me voici donc planté devant la porte béante à dévisager longuement ces restes de poulet rôti, pour savoir à quel sauce ils seraient mangés.
Le souvenir m'est alors revenu de cette très bonne salade épicée de poulet servie au restaurant Lao Siam de Belleville, salade que ma femme affectionne tout particulièrement, et j'ai donc décidé de me lancer dans cette préparation très simple.
J'ai commis cependant une terrible faute de goût en servant cette recette typiquement thaïe avec un Porc au Caramel. Mais bon, le propre de la récup c'est de faire avec ce que l'on a

Salade de Poult à la Thaï
Voici enfin la photo de la salade poulet Thaï

En effet, ce plat est d'habitude servi avec du Khao Niao (riz gluant), des cailles grillées à l'ail, et des liserons d'eau, bref, un vrai repas lao ou thaï. Mais bon, de toutes les façons,ma femme eu tôt fait de deviner mon ostensible besoin de poster une nouvelle recette sur mon blog, mais eut l'élégance de n'en rien montrer.

Ingrédients
  • Les restes d'un poulet rôti
  • Le jus d'un demi citron vert
  • 2 ccf de piments séchés
  • 1 gousse d'ail
  • 2 cas de sucre en poudre
  • 4 jeunes oignons
  • 3 feuilles de coriandre épineuse
  • 4 feuilles de citronnier (Bay Makrut ou Bay Kihout)
  • un demi verre d'eau
  • sauce Nuoc Mam
  • 4 cas de poudre de riz gluant grillé (à préparer soit même)
  • 3 feuilles de batavia en ne gardant que la partie la plus croquante
Préparation
  1. Commencer par émincer les restes de poulet rôti, à la main et au couteau. La peau croustillante du poulet doit également être émincée. Transférer la viande dans une jatte
  2. Laver la salade et la couper en lamelles de 5mm de large. Transférer dans la jatte
  3. Ajouter 1 cas de poudre de riz gluant grillé sur le poulet
  4. Emincer les jeunes oignons et transférer dans la jatte
  5. Emincer grossièrement la coriandre épineuse et transférer dans la jatte
  6. Presser un citron vert et transférer la moitié du jus dans un bol
  7. Y dissoudre 3 cas de soupe de sucre en poudre
  8. Y presser une grosse gousse d'ail
  9. Ajouter une cas de piment séché
  10. Ajouter 2 cas de poudre de riz gluant grillé
  11. Emincer très très finement les feuilles de citronnier
  12. Ajouter un quart de verre d'eau
  13. Ajouter le Nuoc Mam jusqu'à ce que la sauce vous convienne. A priori cela doit tourner autour de 5 cas.
  14. Laisser la sauce infuser 15 minutes (surtout pour les feuilles de citronniers).
  15. Au moment de servir, transférer le contenu du bol de sauce dans la jatte et bien malaxer avec les mains.
  16. Servir immédiatement.
Et voilà, la simplicité même. Cet assaisonnement Thaï est très courant, puisque c'est quasiment le même assaisonnement que pour le Nua Nam Tok (le boeuf cascade) qui est un de mes plats préférés, et dont je transcrirais une ou plusieurs recettes tantôt dans ce même blog.

mardi 22 septembre 2009

Porc au caramel

Thit-khô


Porc au caramel
Je vous ai fait des cachotteries ce week-end: j'ai cuisiné un plat dont je la recette n'a pas encore été publiée dans ces colonnes, et pourtant, ce matin, ni photo, ni recette. C'est que, pour l'anniversaire de ma soeur Poppy, (bon anniversaire encore, frangine), je devais préparer un repas pour un peu plus d'une quinzaine de personnes. Ma mère avait invité par la même occasion, mes ex-beaux parents de passage à Paris. Je sais que ma sœur aurait largement préféré une fondue laotienne, mais outre le fait que j'en avais servie une la veille, je ne pouvais décemment pas servir un Sin Dat à mes beaux-parents fraîchement débarqués du Laos. Et comme un de leurs plats préférés était le Couscous, et qu'il leur est quasi impossible d'en trouver à Vientiane (depuis la disparition de l'ineffable corse Pantalacci), j'ai sorti ma couscoussière géante, révisé mes classiques, et suis parti pour une excursion gastronomique, dans l'autre orient.
Le pire dans cette histoire, que les ex-beaux parents ont finalement appelé le matin pour se décommander, alors même que j'avais passé la nuit en cuisine. Tant pis pour eux, mais à leur décharge, ils n'étaient pas au courant du menu, et pensaient qu'on les aurait emmenés manger au restaurant. M'enfin, ça aura été pour moi l'occasion de me dérouiller sur ce plat que j'affectionne tout particulièrement, et ma foi, de l'avis de tous les convives, ce fut très réussi.

Ensuite, j'ai bien réfléchi sur l'opportunité de poster sur ce blog ma recette du Couscous, mais j''y ai finalement renoncé car les recettes sont légions sur le Net, et je ne pense pas faire preuve d'une grande originalité dans cet exercice.

Du coup, je me rattrape aujourd'hui avec une autre recette, très simple mais savoureuse, le porc au caramel.


Je ne sais pas ce qui m'a pris hier sur les coups de 5 heures du matin, mais une soudaine envie de cuisiner m'a poussé à rallumer les fourneaux, ressortir les indications de Baba pour les suivre à la lettre et préparer une grande cocotte de Thit Khô pour le lendemain.

Il faut vous dire que lorsque j'ai connu ma douce, elle m'avait très vite "interdit" quelques plats, dont celui-ci, tant elle leurs préférait définitivement la version que lui concoctait avec amour son Baba de père. Quand elle le mit au courant de ces interdits qu'elle m'imposait, il fit quelque chose de remarquable : il m'invita à nous enfermer ensemble trois jours en cuisine, afin de m'initier aux quelques plats indispensables à l'entretien de sa princesse. Par la suite, cela eu vite fait de devenir un rite entre nous, que de nous réunir à chaque fois qu'il revenait du Vietnam, pour préparer des mets remarquables dans ma petite cuisine de la rue des pyrenées, et d'y convier les amis et la famille pour des repas mémorables.

Hier donc, sous le portrait du Baba qui trône sur la console, j'ai sorti mon cahier de recette que nous mettions à jour ensemble, suivi à la lettre ses indications, et j'ai ressuscité un des plats favoris de ma femme, le Thit Khô. Je pense après coup que ce n'était pas un hasard, ce plat, aujourd'hui. Cela correspond à l'époque de l'année où il débarquait en France (je crois aussi savoir que cela coïncidait avec le démarrage de la saison en Champions League) avec ses sauces et ses mets directement importés du marché Cho Ben Thanh. Aussi, je ne fus pas surpris quand ma femme a levé les yeux vers moi en sauçant son riz avec gourmandise, et m'a dit "c'est exactement comme ça que je l'aime". J'aime à penser que ce soir, il m'a un peu utilisé pour se rappeler, on ne peut plus concrètement, aux pensées de sa fille.

Mise à jour du 26 janvier 2011 : du Lait de coco dans le porc au caramel
J'ai reçu pas mal de questions relatives à l'utilisation du lait de coco dans le porc au caramel.  Ma répons est la suivante : ça dépend des goûts. J'avais coutume de le faire, mais c'était avant que mon beau-père de Hué, me recadre sérieusement (et en plaisantant) :"n'importe quoi, c'est le Lao qui parle là". Et il n'avait pas tord. J'ai remarqué que ce sont les Thais et les Laos ainsi que les Viet du sud qui ajoutent la noix de coco dans dans le porc au caramel. Mon point de vue, et ce n'est que le mien : plus le Thit Kho est sucré, plus on pourra mettre de la noix de coco pour adoucir. Moins il l'est (donc plus il est salé) moins on aura tendance à en rajouter. J'ai goûté les deux extrêmes pour ce plat : le très sucré, et le très salé.
Si on décide d'utiliser le lait de coco, voici comment procéder : Pour le lait de coco, la production en boîte est assez moyenne, mais faute de mieux...
Le mieux c'est d'acheter de la pulpe de noix de coco deshydratée. La mettre dans un grand bol, et l'inonder d'un bon litre d'eau bouillante. Laisser reposer, et après 20 minutes, presser la pulpe à la main pour extraire le lait de coco.
Le goût est incomparable, essayez, vous serez étonnés du résultat, surtout pour les curry.



Ingrédients

  • 1,5 kg de jarret de porc
  • 500 gr de poitrine fraiche maigre
  • 7 gousse d'ail
  • 6 grosses échalotes
  • Sel et poivre
  • 3 cas de Nuoc Mam
  • 2,5 cas de sucre en poudre
  • 4 cas de sucre en poudre pour le caramel
  • 10 crevettes

Pour le service

  • Carottes râpées grossièrement our choux blanc
  • vinaigre blanc ou citron vert

Préparation

  • Découper le jarret grossièrement
  • Découper grossièrement la poitrine fraiche de façon à obtenir de larges morceaux à section carrée
  • Dans un saladier, disposer la viande, saler et poivrer, et ajouter 2 cas d'huile d'arachide
  • Ajouter le Nuoc Mam, 2,5 cas de sucre en poudre
  • Ajouter l'ail et les échalotes finement hachées
  • Malaxer longuement.
  • Couvrir et faire mariner au moins deux heures
  • Pendant ce temps, préparer le caramel : Dans une casserole très propre (sinon le caramel brûle et colle), faire fondre à feu doux 4 cas de sucre en poudre, et laisser doucement transformer en caramel en remuant constamment.
  • Dès que le caramel produit une légère mousse brune, verser un verre d'eau froide (attention cependant aux projections bouillantes) et continuer à remuer jusqu'à ce que le caramel redevienne liquide.
  • Avant la cuisson, ramener la viande à température ambiante (sortir une demi-heure avant la cuisson)
  • Dans une cocotte épaisse, et sur feu fort, faire chauffer un peu d'huile. Dès que l'huile fume légèrement, ajouter la viande. Il est important de saisir la viande. Or la température et la quantité de celle-ci risque d'abaisser la température de saisissement. Il y a deux solutions alors : soit on sépare la viande en deux et on cuit les deux moitiés l'une après l'autre, soit on dispose d'une grosse cocotte en fonte ayant suffisamment d'inertie thermique pour bien saisir la viande.
  • Le saisissement va produire un liquide de cuisson. Il faut attendre que le liquide s'évapore complètement, colorant ainsi la viande.
  • Lorsque la viande est bien colorée, on ajoute les crevettes, le caramel.
  • Amener la viande à la coloration voulue, mouiller alors jusqu'à hauteur de la viande, et laisser mijoter encore 30 minutes. Couper le feu, couvrir et laisser reposer.
  • Idéalement, on dégustera le plat quelques heures plus tard, voire le lendemain.
Pour le service, je sers en général ce plat avec sur le côté, des carottes râpées grossièrement et imprégnées de vinaigre de riz ou de citron vert.
Enfin, si l'on sert en général du riz blanc avec ce plat, il s'accommode particulièrement bien du riz gluant.

dimanche 20 septembre 2009

Fondue laotienne - seconde

J'ai déjà publié cette recette il y a de cela un mois, mais je suis tellement content de mes photos, que je refais un post ce soir.
Nous avions décidé samedi soir de profiter d'une des dernières soirées belles soirées d'été pour organiser une petite soirée fondue laotienne sur le pavé.

Le Kanoun fit merveille, Jean-baptiste, Guy et Stéphanie partagèrent ce magnifique repas, et nous fûmes même rejoints tardivement par la charmante voisine qui agrémenta la fin du repas d'une très fraîche Grappa.


Ce plat est vraiment parfait pour les soirées d'été : obligatoirement en plein air à cause du charbon sur le Kanoun, magnifiquement présenté à la lueur du feu de bois avec les assortiments d'herbes, de viandes et de sauce, et très printanier avec l'acidité de la sauce, la chaleur du Kanoun et la fraîcheur des herbes.


La sauce au Tamarin fit sensation, et par rapport à la dernière fois j'avais changé deux choses :
1) tout d'abord, les blocs de haricots rouges ayant été difficile à mixer la dernière fois, j'avais choisi de les hacher dans un premier temps au couteau, puis de les passer au mixer avec le jus du bocal. La sauce fut donc plus onctueuse et moins épaisse.
2) au lieu des six cuillerées de sucre, je me suis contenté de 5, elle fut donc plus acide, et moins sucrée, ce qui convient mieux.


On retrouvera la rectte de cette fondue laotienne ici.

mercredi 16 septembre 2009

Boeuf sauté aux légumes en saumure

Boeuf sauté aux légumes en saumure

Repas recup ce soir. Après cette magnifique soupe de pieds de porc (Bun Bo Hué) d'hier soir, j'ai décidé de cuisiner pour le dîner, tous les fonds de casseroles réservés au réfrigérateur.

J'avais donc au fond du frigo, le fond de Bun Bo Hué, un morceau de basse côtes (poitrine de boeuf), un reste de poitrine fraiche, et un reste d'assortiment de légumes en saumure. Ce que j'aime par dessus tout dans la cuisine quotidienne, c'est cette réutilisation constante d'éléments de cuisine d'un soir à l'autre : Non seulement les bouillons s'améliorent de jour en jour, mais le concept de "restes" induisent une contrainte qui force l'innovation. Par exemple, c'est un jour sur un îlot désert du sud de la Thaïlande, et entre deux parties de chasse sous marine, qu'à court de citron vert, je piquais dans la grotte où un groupe de pêcheurs locaux tenaient une gargotte, un peu de vinaigre de riz pour agrémenter la sauce que je destinais à la toute fraîche dorade. Pour 100 bahts, je leur empruntais le feu de camp, l'utilisation de leur "cuisine" ainsi que l'unique table des lieux. Reste que depuis lors, cette substitution improvisée est rentrée dans mes habitudes culinaires.

Cette photo date d'il y a deux ans, et n'est vraiment pas terrible.
Mais je la remplacerait lorsque je referai ce plat dans les jours prochains.


J'ai donc transformé mon Bun Bo Hué en un délicieux Canh (bouillon qui agrémente souvent les repas vietnamiens) appelé Bo Xao par mon beau-père, simplement en ajoutant des tomates, un peu de bœuf sauté, de la citronnelle ainsi qu'une tranche d'ananas. Je parlerai de ce bouillon une autre fois, car c'est toute une histoire, chaque chose en son temps.

Ce soir, c'est ce bœuf sauté aux légumes en saumure que je voudrais décrire. Le plat appelé "bœuf sauté aux légumes", est le tout premier plat que j'ai jamais cuisiné. Je devais avoir dans les 12 ans quand ma mère m'enseigna la préparation de ce plat ultra simple. Pour faire rapide, on émince de l'ail, des oignons, et le filet de bœuf. On chauffe un peu d'huile dans une poêle, on y fait dorer l'ail et les oignons, on saisit la viande, puis on ajoute de la sauce Nuoc Mam. Enfin, on ajoute en dernier les légumes (oignons ou soja par exemple), un tour de poivre et on sert avec du riz (à noter que ce plat prend une saveur toute particulière avec du riz gluant, notamment parce que l'on peut saucer avec une boulette de riz gluant façonné dans la main).
Encore mieux, quand j'étais gamin, ma mère prenait souvent cette viande sautée et nous confectionnait d'inoubliables sandwichs vietnamiens avec une belle baguette bien croustillante.

C'est le plat le plus simple et le plus rapide que je connaisse. Alors évidemment, sur cette base, on peut faire des variantes infinies. Ma préférée, consiste à faire sauter les haricots vert crus avec de l'ail, d'ajouter un peu de sauce Nuoc Mam, puis d'introduire la viande. Les haricots conservent un croquant inégalable et une saveur légèrement aillée qui fait le bonheur de ma femme.
Remplacez les haricots verts par du soja, des tomates, des carottes, du choux blanc émincé, des poivrons et des champignons parfumés, ajouter un peu de sauce d'huître et vous obtenez le Bœuf Chop Suey chinois.
Remplacer la sauce Nuoc Mam par de la sauce de soja, ajouter du basilique thaï et du citron vert, et vous obtenez un bœuf sauté au basilic façon thaï.
Bref c'est une méthode de cuisson que l'on retrouve partout en Asie, et pour ceux qui rêvent de se mettre à la cuisine Viet, autant commencer par ça.

Pourtant, la variante de ce soir était différente. Chaque fois que ma mère me cuisine un repas Viet (encore aujourd'hui), le menu est invariablement le même tant ce sont là mes plats préférés : Ga Xe Phay, Mam Thai, Boeuf sauté aux feuilles de moutarde en saumure, et aubergine à la vietnamienne. Et moi qui, à la suite de voyages, de rencontres, de lectures ou d'expérimentations, altère sans arrêt ma façon de préparer tel ou tel plat, je vis ces repas comme un retour aux sources. Et il arrive souvent à ma femme qui goûte et adore également ces plats, de me rappeler gentiment à plus de simplicité.

Ce plat, en l'occurrence doit avoir un nom, dont je m'enquerrai demain auprès de mes parents. Il diffère du classique bœuf sauté dans le choix de la viande : de la poitrine de bœuf, ainsi que par le choix des légumes qui sont utilisés en saumure, c'est à dire conservés pendant quelques jours en bocal dans de l'eau très salée et, éventuellement légèrement vinaigrée . D'une part la viande est plus grasse et plus ferme mais possède également une saveur unique, et d'autre part, le plat est plus acide et salé. La couleur rouge obtenue sur la photo, vient du fait que la viande n'est pas sautée auparavant mais directement cuite et presque bouillie avec le jus saumuré des légumes.
Je me suis rendu compte ce soir de ce que la basse côte est beaucoup plus adaptée à cette recette que les plats de côtes que j'utilise habituellement. Ces pièces sont plus persillées (donc moins sèches) et plus tendres sous la dent, malgré la rapidité de la cuisson en sauteuse. Ce qui encore une fois va dans le sens de ma première assertion sur les restes : C'est bien contraint et forcé que j'ai remplacé ce soir mes traditionnels plats de côtes par ces restes de basse côte. CQFD.

Quant aux légumes en saumure, j'ai utilisé ce soir un assortiment de feuilles de moutarde, de carottes, de jeunes oignons et de soja, mais c'est vraiment la feuille de moutarde qui fait le plat.
On trouve ces légumes en saumure dans toutes les épiceries asiatiques.

Ingrédients

  • 100 gr de lard de poitrine fraiche (juste le gras)
  • 150gr de légumes en saumure
  • 250gr de basse côte découpée en lamelles assez épaisses
  • Nuoc Mam
  • Sel, poivre
  • 2 gousse d'ail émincées
Préparation
  1. Préparer les grattons de porc : émincer le lard, et le faire dorer dans un Wok avec 2 cas d'huile d'arachide. Ne pas faire de morceaux trop petits, car les grattons vont considérablement fondre pendant cette cuisson.
  2. Lorsque les morceaux de porc sont bien dorés, les égoutter dans une passoire en conservant l'huile de cuisson. Les saler immédiatement et réserver
  3. Faire dorer dans le Wok les gousses d'ail émincées, puis ajouter les grattons de porc ainsi que la viande bœuf en remuant constamment, pendant 5 minutes.
  4. Lorsque la cuisson vous convient, ajouter les légumes en saumure et laisser cuire 3 ou 4 minutes, de façon à laisser au bœuf le temps de faire connaissance avec la saumure.
  5. Couper le feu, et laisser reposer.
  6. Au moment de servir, réchauffer le wok et servir avec du riz.
Et voilà. J'ajouterai pour finir, que ce plat est un pur plat quotidien vietnamien, de ces plats qu'on ne trouve dans aucun restaurant et qui tiennent pourtant une place importante dans la tradition culinaire vietnamienne quotidienne. De ces plats que j'aime publier sur mon blog. J'ajoute aussi que ma mère le cuisine magistralement.
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